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Les urgences chez le chat

09/09/2019

Les urgences chez le chat

Malgré toute l’attention que vous pouvez porter à votre chat, qu’il vive à l’intérieur ou à l’extérieur, il peut arriver malheureusement des situations d’urgences, ou vos actions sont déterminantes.
Voici quelques conseils pour ne pas être pris au dépourvu « au cas où », et pour réagir de façon adaptée.
Les cas « urgents » sont divers, mais vous trouverez ici les plus fréquents, et des conseils pour agir en attendant de vous rendre chez votre vétérinaire.

 
Que faire en cas d’urgences ? 

Prenez soin d’inscrire dans votre téléphone le numéro à appeler en cas d’urgence.
Pensez à demander à votre équipe soignante habituelle le numéro à composer, particulièrement s’il y a un numéro différent pour la nuit, les dimanches et jours fériés.
En premier lieu, prévenez toujours par téléphone votre vétérinaire de votre arrivée, décrivez-lui au mieux les symptômes, et ayez toujours à disposition de quoi noter ses éventuelles instructions.
Ces mesures permettront de préparer le nécessaire afin de prendre en charge votre compagnon dès son arrivée.
 

Traumatismes, chutes, accidents de la route :

Même si apparemment tout va bien, il est indispensable de montrer rapidement votre chat à votre vétérinaire. En effet, une hémorragie interne peut passer inaperçue pendant plusieurs heures et être fatale.
Si votre chat semble avoir un membre cassé, ne peut plus marcher, boite fortement et surtout, s’il a perdu connaissance, posez-le délicatement sur une couverture, idéalement dans la position du sphinx, avec la tête étendue vers l’avant pour faciliter sa respiration. Placez-le dans sa boite de transport en veillant à limiter les chocs qui peuvent être douloureux.
Il est important de fermer la boite de transport : un animal choqué ou souffrant peut avoir des réactions inattendues, et être la cause d’un accident de voiture durant le chemin vers la clinique !
 

Plaies infectées, morsures, abcès : 

Chez le chat, ce type de blessure apparait le plus souvent autour du cou, ou sur un membre.
Les abcès peuvent percer et suppurer : un liquide jaunâtre plus ou moins sanguinolent s’écoule alors. L’urgence est relative, mais il sera souvent nécessaire de sonder la profondeur de la plaie et de faire des soins locaux de nettoyage, voire de mettre en place un traitement antibiotique. Pour cette raison, il est important que votre chat soit montré en consultation.
 

Fièvres : 

Chez le chat, une augmentation de la température peut ne pas se percevoir autrement que par les symptômes associés.
La température normale d’un chat est de 38,3°C, prise en introduisant profondément le thermomètre par voie rectale. La fièvre est souvent le reflet d’une infection, et elle est régulièrement accompagnée d’autres signes : refus de manger ou de boire, diminution de l’activité pouvant aller jusqu’à l’abattement.
Il faut garder à l’esprit que la température peut sembler normale au toucher...et contrairement à une idée reçue, on n’obtient pas une idée de la température en touchant le nez de son chat !
 

Le blocage de voies urinaires : 

Si dernièrement votre chat est allé plus fréquemment à la litière, s’il a uriné à côté, s’il s’est plaint en urinant, si vous avez rencontré des traces rosâtres (= sang) dans la litière...et surtout s’il ne semble plus parvenir à évacuer ses urines et est abattu, c’est peut-être qu’il souffre de cystite. Dans certains cas, ces cystites se compliquent de calculs urinaires qui peuvent obstruer totalement l’uretère.
Dans le cas de bouchon total, les reins peuvent être irrémédiablement atteints. Il est donc nécessaire de conduire rapidement votre compagnon à la clinique. Même si votre chat continue à pouvoir uriner, ces troubles sont extrêmement douloureux et doivent être soignés rapidement.
 

Difficultés respiratoires et suffocations : 

En cas de difficulté respiratoire (halètement profond, position pattes avant écartées et tête en avant...), si les muqueuses de votre chat deviennent cyanosées (bleues), ou si votre chat tousse fortement, il faut très rapidement contacter votre vétérinaire, lui décrire exactement, mais brièvement, ce que vous constatez.
Votre vétérinaire vous expliquera la marche à suivre si nécessaire le temps de faire le trajet.
Les causes de ces problèmes peuvent être nombreuses, et il s’agit d’une urgence absolue !
 

Crises de convulsion, pertes de connaissance : 

Les causes peuvent être variées, allant du choc traumatique, en passant par les empoisonnements, sans oublier l’épilepsie ou les maladies d’organes (rein, foie).
Dans ces cas, il faut surtout veiller à ce que votre chat ne puisse pas se blesser s’il convulse : il ne contrôle plus ses mouvements. Idéalement on le placera donc dans une grande caisse de transport garnie de linges, en veillant à ce qu’il puisse respirer.
Prenez garde de ne pas vous faire mordre par les mouvements incontrôlés de ses mâchoires !
 

Empoisonnements : 

Les poisons les plus fréquents sont les pesticides : insecticides, anti-limaces, raticides... Si votre chat en a consommé, un traitement antipoison doit être mis en place rapidement. Si vous disposez de l’emballage du produit, pensez à l’apporter à votre vétérinaire.
Certains médicaments constituent une autre catégorie de poison : le paracétamol, l’ibuprofène, et d’une manière générale tous les anti-inflammatoires. Ils ont une forte toxicité pour votre chat et ne doivent pas être administrés sans avis de votre vétérinaire. Si vous pensez que votre compagnon en a consommé, contactez rapidement votre vétérinaire.
D’autres médicaments peuvent avoir des effets importants, tant par leur toxicité que par la quantité absorbée.
Enfin, certaines plantes comme le lys ou le yucca par exemple, ou certains aliments comme le chocolat ou les oignons, consommés en quantité peuvent être toxiques.
Là encore, n’hésitez pas à contacter votre vétérinaire, même en cas de doute...
 

La thrombo-embolie aortique : 

Il s’agit d’une affection heureusement fort rare, mais malheureusement très grave qui apparait lorsqu’un caillot de sang obstrue les vaisseaux irriguant les membres postérieurs. En cas de perte soudaine de tonus ou de mobilité des postérieurs, souvent accompagnée de forte douleur (ce qui peut évoquer un accident), il faut rapidement conduire votre chat chez le vétérinaire : il peut s’agir d’une thrombo-embolie, et il est urgent de rétablir la circulation sanguine dans les membres postérieurs.
 
Quel que soit le motif de l’urgence, il faut veiller à garder son calme ; le stress est très communicatif chez le chat. On tâchera de l’apaiser en lui parlant doucement, mais on restera méfiant pour le caresser : un chat qui souffre peut avoir une réaction dangereuse.
On veillera à éviter qu’il ne s’échappe en le maintenant enfermé, au mieux dans sa boite de transport, tout en le surveillant et en vérifiant qu’il peut respirer aisément.
 
Prévenez toujours votre vétérinaire de votre venue, il pourra vous donner de précieux conseils à mettre en œuvre durant le trajet et il pourra se préparer à vous recevoir pour agir dès votre arrivée.